aucun commentaire pour l'instant

Comment les normes culturelles influencent-elles les femmes vulnérables pendant le Ramadan?

Ce n’est un secret pour personne que la disparité existe dans tous les domaines entre les sexes, cependant, la pandémie du COVID-19 a approfondi ces divisions. Les femmes ont été confrontées à des taux plus élevés de violence, de perte d’emploi et de maladie mentale que les hommes en raison de la pandémie, laissant ceux qui étaient déjà dans des situations de vie précaires dans des circonstances encore plus désespérées. Par conséquent, soutenir les femmes vulnérables en veillant à ce qu’elles soient en sécurité chez elles et puissent bénéficier pleinement de l’expérience religieuse devrait être une priorité ce Ramadan. Nous avons vu la nécessité d’un réseau de soutien au cours de la dernière année et les femmes vulnérables ont particulièrement besoin de ressources qui les aideront dans un « Ramadan de confinement ».

La maladie mentale et la violence conjugale chez les femmes sont fortement stigmatisées en raison de normes culturelles néfastes enracinées dans le sexisme. Il en résulte une culture du silence, qui maintient les structures existantes qui nuisent aux femmes. Malheureusement, parce que ce sexisme culturel est si répandu, les femmes s’y habituent et l’acceptent comme la norme. Même lorsqu’elles luttent contre celui-ci, elles rencontrent de nombreux obstacles qui font qu’il est excessivement difficile d’obtenir de l’aide. Les femmes savent trop bien que ce sont les circonstances qui les attendent, ce qui leur fait perdre tout espoir, devenir apathiques ou garder le silence sur les questions qui les préoccupent ainsi que d’autres femmes.

L’une des principales clés de l’oppression des femmes dans les communautés musulmanes est la mauvaise interprétation de l’islam, et donc, pendant le Ramadan, il est important de se concentrer sur l’aide aux femmes vulnérables parce que c’est le mois de la réflexion religieuse. Les communautés musulmanes ont tendance à confondre les valeurs sexistes et religieuses en attribuant des normes culturelles sexistes au texte religieux, de sorte qu’elles ne peuvent être contestées. L’Islam est une grande partie de nombreuses cultures qui facilite cela et provoque le flou des lignes entre les deux. Cependant, si nous réfléchissions vraiment sur l’Islam et à son message, comme nous sommes censés le faire pendant le Ramadan, nous verrions combien la culture est à blâmer pour le sexisme.

En fait, les normes culturelles défendues comme faisant partie de l’islam ont longtemps limité la pratique religieuse des femmes, en particulier dans la sphère publique. Par exemple, il y a une longue histoire dans de nombreux pays qui décourage ou interdit carrément aux femmes d’aller dans les mosquées. Même si, religieusement parlant, l’accès aux mosquées est le droit de tous les musulmans, les femmes y sont refusées parce qu’elles vont à l’égard de l’obligation culturelle des femmes de rester à la maison. En effet, l’année dernière, de nombreuses femmes n’ont pas été touchées par le confinement et l’isolement car ces derniers avaient toujours fait partie de leur expérience du Ramadan.

Les femmes musulmanes ont toujours su s’adapter aux coutumes qui limitent leur mobilité en créant des espaces sûrs pour elles-mêmes et en se soutenant mutuellement. Elles ont fondé des organisations telles que Amal et établi des relations étroites les unes avec les autres, établissant ainsi les principaux systèmes de soutien pour de nombreuses femmes vulnérables. Bien que ces réseaux jouent un rôle déterminant dans le bien-être des femmes et qu’ils soient maintenus, comme l’explique la trousse d’outils de l’AMAL pour renforcer les écoutantes, leurs communautés devraient mieux les aider, en particulier avec les défis supplémentaires posés par la pandémie. Le Ramadan est un moment d’épanouissement religieux qui ne vient qu’une fois par année, de sorte que tous les musulmans devraient avoir la possibilité d’en tirer le meilleur parti.

Pour faire du Ramadan une meilleure expérience pour les femmes vulnérables, leurs communautés devraient communiquer directement avec elles pour connaître leurs besoins et ce qui peut être fait pour les aider. Leurs proches devraient prendre l’initiative d’aider à démanteler les normes culturelles qui s’œuvrent contre les femmes vulnérables parce qu’elles ont besoin d’appui pour y arriver. Il faudra beaucoup de travail de la part de toutes les parties concernées car ces normes culturelles existent depuis des siècles et impliquent de nombreux groupes de personnes diverses. Toutefois, grâce à un effort soutenu, nous verrons moins de femmes dans les états vulnérables, ce qui les rendra plus équipées pour faire face à des crises comme la pandémie à l’avenir.

__

À propos de l’auteur :

Sara Eldabaa est une Montréalaise d’origine égyptienne qui a vécu toute sa vie à Montréal. Elle a récemment obtenu son baccalauréat en psychologie de McGill et elle poursuit actuellement un diplôme en journalisme à Concordia. Elle s’intéresse à la condition humaine et apprend les histoires des gens, en particulier celles appartenant à des personnes qui ont été délibérément ignorées ou réduites au silence.

toto slot togel 4D Bandar togel online Terpercaya Situs togel 4D SGP Toto Macau Togel Bandar togel Terpercaya Bandar Togel toto slot Situs toto togel 4D Situs Togel Terpercaya situs toto togel 4d toto slot togel terpercaya Bandar Togel Terpercaya casino togel online Situs Togel SGP 4D bandar togel terpercaya situs togel BO toto Macau Judi Slot Pulsa Gacor Situs Judi Slot Pulsa Gacor